De nos jours, les saintes vierges ne versent plus de larmes

d’après Porcherie et Affabulazione de Pier Paolo Pasolini

Synopsis

Ces fables modernes nous racontent les destins de deux jeunes hommes.
Deux crimes familiaux où les pères sont les assassins de leurs enfants, où les fils ne réagissent plus par révolte ou par soumission comme réagissent les enfants d'habitude, où les fils se placent au-delà de l'action, au-delà du conformisme de la révolte.
Peut-être pour vivre par leurs actes une véritable différence d'avec leurs pères.
Au centre de ces deux histoires, les questions de l'héritage, de la jeunesse et de son positionnement face au monde, de la recherche – pour un fils dans Porcherie, pour un père dans Affabulazione – d'une vie qui leur appartient réellement...

Note de mise scène

L'histoire de Affabulazione est ici resserrée autour du drame qui a lieu entre un père et son fils. Afin de créer un huit clos irréel qui saute de crise en crise comme une mécanique ancestrale qui se détraque de plus en plus.
Aux marges de ce délire, un autre dérèglement commence avec l'histoire de Porcherie.
Mettre en relation ces deux histoires, c'est les faire se regarder l'une l'autre comme des miroirs inversés afin de donner à entendre et à voir ce que les mouvements de ces deux textes ont de commun dans les motifs qui les animent. Et donner au spectateur la possibilité d'observer à travers deux prismes distincts le fameux « conflit des générations ».

Le monde de ce plateau de théâtre est fait de temps distincts et de présences singulières. Il ne se résume pas aux scènes qui sont dites, aux partitions orales des acteurs. Il tend à prendre des lignes de fuite.
Le spectateur n'est pas assigné à suivre, il est invité à entendre et à choisir de voir.
Le texte parlé se répercute comme une maladie dans les actes des autres personnages qui sont sur le plateau. Nous avons cherché à produire une vie propre à ce plateau de théâtre, qui se propage à travers des actes dont nous avons travaillé la vérité plutôt que la vraisemblance.

L'auteur

Pier Paolo Pasolini est né à Bologne en 1922. Poète, romancier, traducteur (de Plaute à Eschyle), Pasolini est aussi réalisateur de dix huit films – de Accatone en 1961 à Salo ou les cent vingt jours de Sodom en 1975. Il fut un intellectuel subversif et résolument engagé dans la vie politique de son pays. Il meurt en 1975, assassiné.

 

Mise en scène Céline Massol
Avec Ludivine Bluche, Lise Boucon, Brice Carayol, Laurent Dupuy, Christelle Glize, Franck Ferrara, Patrick Mollo, Nicolas Oton, Clarisse Pineau
Création lumière et régie Thomas Clément de Givry
Régie son Alexandre Flory
Costumes Christelle Glize
Fabrication des décors Franck Ferrara
Administration Clarisse Pineau / Laetitia Hebting
Diffusion Élodie Couraud
Crédit photos Tilby

Créé en octobre 2005 en coproduction avec le Théâtre des Treize Vents, CDN Montpellier LR.

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